Certains événements passés continuent d'agir sur le présent — déclenchant des réactions que l'on ne comprend pas toujours. L'EMDR permet de désactiver ces réponses sans avoir à tout revivre.
L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une approche thérapeutique qui agit sur les souvenirs restés actifs émotionnellement. Lorsqu'un événement n'est pas bien intégré, il continue de déclencher des réactions disproportionnées — comme si le système nerveux le traitait encore comme une menace présente.
Le travail ne vise pas à effacer le souvenir ni à tout revivre en détail. Il permet de diminuer l'activation émotionnelle associée à cet événement, pour que le souvenir reste accessible sans continuer à envahir le présent.
Exemple concret — après un accident, un choc ou une situation marquante, certaines réactions persistent : évitement, montée brutale d'émotion, images intrusives. Le souvenir ne disparaît pas, mais il cesse de déclencher la même intensité de réponse.
L'EMDR mobilise une stimulation bilatérale alternée (mouvements oculaires, sons ou tapotements) pendant l'évocation du souvenir. Ce processus facilite le retraitement naturel de l'information émotionnelle par le cerveau.
C'est proche de ce qui se passe pendant le sommeil paradoxal — mais guidé, encadré et orienté vers l'événement spécifique qui reste bloqué.
L'objectif n'est pas l'oubli, mais la désactivation de ce qui reste envahissant. Le souvenir change de statut : il devient un fait passé plutôt qu'une menace active.
L'EMDR est indiqué lorsqu'un événement passé ou anticipé continue de déclencher des réactions émotionnelles disproportionnées dans le présent.
Accident, agression, événement soudain qui continue d'agir longtemps après — images intrusives, évitement, réactions de sursaut.
Événements difficiles anciens qui influencent encore les réactions du quotidien : relations, confiance, estime de soi, gestion des conflits.
Deuil compliqué, séparation douloureuse, perte d'emploi ou de repères — lorsque la souffrance reste bloquée et empêche le processus naturel de traversée.
Peurs spécifiques dont l'origine est identifiable — une expérience passée a installé la réaction, que la compréhension seule ne suffit pas à défaire.
Situations où la honte, la culpabilité ou la peur persistent après les faits. Le travail permet de remettre la responsabilité à sa juste place et de retrouver de la stabilité.
L'EMDR s'adapte à l'enfant dès 3 ans. Les protocoles utilisent des supports concrets (dessins, personnages) pour travailler sans recourir au récit verbal exhaustif.
Le rythme est adapté à ce que la personne peut traverser. Il n'est pas nécessaire de tout raconter ni de revivre en détail ce qui s'est passé.
On identifie l'événement ou la situation à traiter, les réactions associées, et on évalue si l'EMDR est l'approche adaptée à ce moment.
Des ressources de stabilisation sont installées avant d'aborder les souvenirs difficiles. Le travail ne commence pas sans que cette base soit posée.
La stimulation bilatérale est utilisée pendant l'évocation du souvenir. Le processus se déroule à votre rythme — vous guidez ce qui est abordé.
Chaque séance se termine par un retour à la stabilité. Ce qui a bougé est mis en perspective. Un suivi entre les séances est possible si nécessaire.
L'EMDR n'efface pas les souvenirs. Il modifie leur charge émotionnelle — le souvenir reste, mais il perd son pouvoir d'activation dans le présent.
Pour certains états de dissociation importants ou certaines configurations psychiatriques, l'EMDR nécessite un cadrage spécifique. Je l'évalue systématiquement avant de commencer.
Le nombre de séances dépend de la complexité de la situation. Certains événements isolés peuvent être traités en peu de séances. Des histoires plus complexes demandent un travail progressif.
La première séance permet de comprendre ce qui se passe et d'évaluer si l'EMDR est l'approche adaptée à votre situation — sans engagement au-delà.
Réserver une séance70 € la séance · environ 1h · Quimperlé